
On découvre souvent un pays à travers ses paysages. On le comprend véritablement grâce aux femmes et aux hommes qui en préservent l'âme.
Pour moi, au Laos, cette personne est Tiao Nithakhong Somsanith.
Voilà près de vingt ans que nous partageons une amitié née bien avant MIRARI. Au fil des années, il m'a fait découvrir un Laos que peu de voyageurs ont la chance d'approcher : celui des traditions encore vivantes, des savoir-faire transmis avec patience et des histoires qui ne figurent dans aucun guide.
Descendant de la famille du vice-roi de Luang Prabang, Tiao Nith a consacré sa vie à sauvegarder un patrimoine dont une partie aurait pu disparaître. Maître de la broderie au fil d'or et d'argent de l'ancienne cour de Luang Prabang, il perpétue un art autrefois réservé à la noblesse, dont les créations sont aujourd'hui reconnues bien au-delà du Laos. Son engagement lui a notamment valu d'être nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par la France.
Chaque rencontre avec lui rappelle qu'un voyage ne se résume pas aux lieux que l'on visite.
Mais son œuvre la plus remarquable est peut-être ailleurs. Depuis des années, il parcourt les monastères de Luang Prabang pour relever, reconstituer et restaurer les anciens pochoirs décoratifs qui ornent les murs des temples. Plus qu'un travail de conservation, il transmet ces techniques aux jeunes générations de moines et d'artisans, afin que ce patrimoine continue de vivre entre leurs mains.
Chaque rencontre avec lui rappelle qu'un voyage ne se résume pas aux lieux que l'on visite. Il prend une autre dimension lorsque quelqu'un accepte de partager son histoire, son regard et une part de son héritage.
C'est précisément ce que je cherche à offrir avec MIRARI. Derrière certains de nos voyages se cachent des amitiés patiemment construites au fil des années. Elles ouvrent des portes que l'on ne pousse pas simplement parce que l'on organise un itinéraire. Elles permettent des rencontres sincères, des échanges privilégiés et des expériences qui restent longtemps en mémoire.
